Réactions lois anti poker

Publié le par Benvenuto

Tout d'abord une émission à voir sur Canal+ c'est "90 minutes"

LES LOBBIES AU COEUR DE LA RÉPUBLIQUE Nicolas Bourgoin

Des cabinets privés au service de grands groupes industriels, financiers ou agricoles pour intervenir auprès de politiques. Des groupes de pressions qui parviennent à faire modifier des lois? En France, on dénombre une vingtaine de cabinets de lobbyistes et une centaine de consultants. Des agences installées stratégiquement aux abords de l?Assemblée nationale, des ministères et qui ne cessent de se multiplier.

Toutefois, contrairement à nos voisins européens, cette profession n?est pas encore reconnue en France. La présence de lobbyistes est même interdite au Palais Bourbon. Et pourtant, on les croise dans les couloirs de l?Assemblée, dans les bureaux des députés, Salle des « quatre colonnes ».

Lundi Investigation a infiltré le c?ur du système pour comprendre comment ces lobbyistes arrivaient, dans la discrétion, à toucher les plus hautes instances du pouvoir et quels étaient leurs leviers de persuasion. Enquête sur le pouvoir invisible des groupes de pression.

On y apprend que des proches de cabinets de ministres sont des lobbyistes reconnus... enfin je vous laisse regarder, ça parle de jeux mais ce sont les propos de C+ avant tout. Toutefois cette affaire de paris en ligne vs Commission Européenne démontre notre fameuse "exception française"... et le poids de plus en plus puissant des lobbies en europe.

 

Libération: Les RG veulent mettre le poker hors jeu


La police traque les parties clandestines, en vogue notamment sur le Net.
QUOTIDIEN : mardi 12 décembre 2006

Gare, les RG sont de la partie. Alors que la France s'est prise de passion pour le poker (entre 200 000 et 400 000 Français joueraient, une bonne partie sur le Net), les renseignements généraux ont décidé de muscler leur réponse face aux «dérives constatées».

Jeudi, une dizaine d'officiers de la section judiciaire des RG ont déboulé dans un club de bridge toulousain qui organisait clandestinement une partie de poker. Une centaine de personnes y tapaient le carton. «Ce soir-là, les mises n'étaient que de 30 euros, mais dans la semaine, certaines parties étaient organisées avec des mises de 150 euros, affirme le commissaire divisionnaire Dominique Bertoncini, patron de la section judiciaire de la DCRG (Direction centrale des renseignements généraux). Le week-end dernier, les RG ont aussi, «par souci de prévention», tenté de dissuader l'organisation de deux tournois de poker, à Nice et à Lyon, au profit du Téléthon. «La nature caritative ne change rien à l'affaire», assène-t-on à la DCRG qui a la ferme intention de circonscrire le poker dans les seuls lieux où il est autorisé.


«La pression est de plus en plus forte, confirme un organisateur de parties de poker de la région stéphanoise qui a reçu la visite des RG à son domicile. Il y avait vingt joueurs chez moi. Les mises étaient de 10 euros, plus 2 euros pour payer du jus d'orange. Rien de méchant. Mais visiblement, ils veulent faire un gros ménage.» A en croire la DCRG, cette contre-attaque n'est qu'une première étape, avant une offensive sur le Web. Car c'est là que se niche le gros business du poker.

Malte. Environ 400 sites permettent de jouer au poker devant son écran d'ordinateur armé de son seul numéro de carte Bleue. Ces sites sont basés à l'étranger (Malte, Angleterre), mais n'en demeurent pas moins hors la loi en France où la Française des jeux et le PMU jouissent du monopole des jeux et des paris en ligne. Les dirigeants des sites de poker ne sont donc pas à l'abri d'un coup de filet, fait savoir la DCRG, sur le modèle de l'arrestation spectaculaire des patrons de Bwin (société de paris en ligne) à Monaco il y a quelques mois. Mais avant cela, ce sont les «intermédiaires» qui vont trinquer.


Un amendement voté le 27 novembre par les députés (bientôt devant le Sénat) pénalise encore plus durement les publicités pour les sites de jeux en ligne qui arrosent les annonceurs pour attirer le joueur. Georges Djen, directeur de la publication de Live Poker, un des deux magazines de poker lancés ces derniers mois a été avisé la semaine dernière par les RG de l'interdiction de faire de la retape pour les sites de poker. «Il est évident que cette interdiction remettrait totalement en question notre modèle économique, déplore Georges Djen. On espère que le Sénat ne votera pas l'amendement... mais dans le cas contraire on se conformera à la loi.»
Autres victimes de ce tour de vis : les adresses Internet qui vivent en partie des liens vers les sites de jeu, mais aussi les chaînes de télé. La plupart des programmes de poker diffusés ont été rachetés par les sites de jeux, qui se font de la publicité via des incrustations à l'écran. ça aussi, c'est interdit.

Comme je l'avais déjà souligné, les utilisateurs vont être les premiers à subir les foudres des autoritées...

 

 

 

 

Réactions après le vote les lois à l'Assemblée nationale

Source ici

François Trucy "Le gouvernement a choisi le conflit"

Sénateur UMP du Var / Auteur d'un très bon rapport sur les jeux d'argent
"Le gouvernement a choisi le conflit. Les sites de jeux en ligne sont entrés par la fenêtre, voyant que la porte leur était fermée. Comme au rugby, vous prenez un coup, vous le rendez. Bercy s'est inspiré de ce qui se passe aux Etats-Unis et sort ses armes.

Pourtant, iI faudra bien se résoudre à trouver une solution. Et pour cela, il faudrait avant tout engager la discussion. C'est le sens du rapport que j'ai rendu le 7 novembre dernier sur l'évolution des jeux de hasard et d'argent. Il faut obtenir des principaux ministères d'ouvrir le débat, et je m'y emploierai en tant que rapporteur. Mais j'ai peur qu'entamer des discussions ne soit pas dans les priorités du gouvernement dans les mois à venir...

Mais pour rendre possible ce dialogue, les sites de jeux d'argent devraient aussi se soucier des préoccupations de l'Etat. C'est-à-dire, être transparent sur l'origine de leurs capitaux, lutter contre les tentatives de blanchiment d'argent et se soucier d'empêcher les mineurs et les interdits de jeux de jouer sur leurs sites."

 

 

 

Patrick Partouche "Le gouvernement se trompe d'ennemi"

Directeur général Groupe Partoucher (le pleureur...)

"L'amendement gelant les flux financiers des sociétés non agréées qui conduit à bloquer leurs dépenses en communication, c'est ce que je demande depuis cinq ans ! Mais est-ce que cela veut dire que les sites vont pouvoir continuer à opérer ? Oui. Donc cela ne leur fera pas beaucoup de mal. Car ils n'ont plus besoin de faire de publicité, ils ont déjà beaucoup communiqué et ils comptent beaucoup de clients.

Je pensais que ces mesures seraient plus musclées, que le gouvernement irait jusqu'à blacklister les sites et sanctionner les internautes. Finalement, cela va revenir à pénaliser les entreprises françaises qui bénéficiaient des ces investissement publicitaires, et cela, c'est la seule parade trouvée par l'Etat pour contrecarrer le jeu en ligne...

Moi, je lutte pour que les français puissent se battre à armes égales avec les sites étrangers. Je suis légaliste, j'attends juste de pouvoir exercer mon métier sur Internet. Et en nous en empêchant, le gouvernement se trompe d'ennemi.

Thibaut Verbiest "Ces amendements ne servent à rien"

Avocat Cabinet Ulys

"Ces mesures sont de l'ordre de la musculation et de la propagande. Le ministre du Budget montre qu'il défend la Française des Jeux en sachant qu'il ne sera plus là après les élections. Tout ce qui a été décidé a pour but d'effrayer les entreprises qui profitent des budget promotionnels des sites de jeu d'argent (médias, clubs de foot, sites d'affiliés...). Et ça marche. Pour être optimiste, je dirais que l'Italie aussi a bandé ses muscles avant de libéraliser le marché, j'ose croire qu'il s'agit de la même tendance. (article sur mon blog)

Mais ces amendements ne servent à rien, ni juridiquement, ni judiciairement. Cela ne va faire qu'aggraver le dossier de la France sur le bureau de la Commission européenne, alors que la France est déjà en procédure d'infraction. Les juges sont bien conscients du problème et vont hésiter à tenir compte de ces lois. Cela ne fera que créer un climat malsain devant les tribunaux. Pour les politiques qui ont voté cette loi, c'est d'après moi, le déluge !"

Emmanuel de Rohan Chabot "Les amendements les plus durs n'ont pas été proposés"

Directeur général Zeturf

"J'ai du mal à dércypter le position française. Si la politique du gouvernement est de faire le tri entre les acteurs responsables et les autres, c'est très bien. S'il s'agit de se cramponner mordicus au monopole du jeu, je vois mal comment cette politique pourrait aboutir à quoi que ce soit. Le pire est que nous sommes prêts à discuter avec les autorités françaises pour respecter les règles hexagonales. Comme celles sur la participation au financement de la filière hippique. Concernant l'interdiction de faire de la publicité en France, ce n'est pas un problème pour nous car nous n'en faisons pas.

Les amendements les plus durs n'ont pas été proposés car la France est dans le collimateur de Bruxelles sur sa politique des jeux. Et le cheminement de la cour de justice est très clairement favorable à l'ouverture du marché aux opérateurs privés. Mais ce texte insinue que Zeturf, une société soumise aux lois maltaises, partenaire d'un banque privée anglaise ayant pignon sur rue, est illégal, car nous serions supectés de blanchir de l'argent. Et c'est insultant pour ces pays membres."

 

Alors qu'en penser ? je reste sur ma position: le legislateur fait une grosse erreur... car passer des amendements sans consultation ou sans rentrer dans le détail ne clarifie pas la situation ni n'aménera d'ordre.

Franchement mais qu'est devenu la communication et le consensus dans ce pays ? car tous les acteurs veulent parler de ce problème avec le gouvernement, comme il a été fait en Italie, et aucune réponse n'est donnée !

OUVREZ LES YEUX VOUS QUI ETES ASSIS EN HAUT DE L ETAT !!!!

LE MONDE BOUGE !!!!

 

 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans 7. La loi et le Poker

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article