Loi votée ! vive le Sénat US...

Publié le par Yallahhhhhhh

 

Lundi 2 octobre 2006
article de www.orange.fr
 
Le jeu en ligne s'écroule en Bourse après le vote d'une loi aux Etats-Unis
 
 
 Les actions des sociétés de jeux sur internet étaient en chute libre lundi matin à la Bourse de Londres, après l'adoption aux Etats-Unis d'une loi interdisant la plupart des formes de paris en ligne, redoutée de longue date par le secteur.

PartyGaming, numéro un mondial du cyberpoker coté à l'indice Footsie-100 des principales valeurs, perdait 61% de sa valeur à 07H35 GMT, tandis que les titres de 888 et SportingBet reculaient de 44% et 63% respectivement.

Dans le même secteur, Emire Online lâchait 34% et Neteller cédait 58%.

Une loi votée samedi par la Chambre des représentants et le Sénat américains, et adressée au président George W. Bush pour approbation, interdit aux banques et aux sociétés qui émettent des cartes de crédit d'accepter des paiements sur les sites internet de paris.

Les sociétés britanniques 888, PartyGaming, Leisure Gaming, Neteller et Empire Online ont prévenu en conséquence qu'elles suspendaient leurs activités américaines, ou les suspendraient après validation définitive de la loi par la Maison Blanche, et que leurs résultats financiers en pâtiraient fortement car elles réalisent l'essentiel de leurs revenus outre-Atlantique.

888 a ainsi tiré 52% de ses revenus des Etats-Unis au premier semestre 2006. PartyGaming, qui renoncera à ses clients américains si George Bush donne son feu vert au durcissement de la législation, a averti que ses résultats 2006 et 2007 seraient bien en-deçà des attentes du marché.

William Hill, dont les officines de paris sont l'une des enseignes emblématiques des artères commerçantes britanniques, avait déjà annoncé mercredi qu'il ne prenait plus de mises américaines sur ses sites de casino et de poker en ligne.

Plusieurs dirigeants de sociétés de paris sur internet avaient été arrêtés sur le sol américain ces dernières semaines pour infraction à la loi sur les jeux. Peter Dicks, président démissionnaire de Sportingbet, a depuis été libéré sous caution et autorisé à retourner au Royaume-Uni, tandis que David Carruthers, directeur général de BetOnSports, depuis démis de ses fonctions, a été assigné à résidence au Texas.

L'application de l'actuelle législation américaine sur les jeux au domaine de l'internet était jusqu'ici assez floue. Les sociétés de paris redoutaient un renforcement de la loi depuis deux ans alors que le secteur est en plein boom, avec des revenus estimés à 12 milliards de dollars dans le monde.

Un seul mot... l'administration Bush est la pire que les USA ait jamais connu... nous voici de retour du temps de la prohibiliton... ère pendant laquelle la consommation d'alcool n'a jamais aussi haute aux USA... interdire quelquechose c'est en promouvoir tous les excès...

Un projet de loi américain ébranle le secteur du jeu en ligne
par Pete Harrison aricle boursorama ici

LONDRES (Reuters) - Le secteur en pleine croissance des jeux en ligne connaît la pire crise de sa jeune histoire avec le vote, samedi aux Etats-Unis, d'un projet de loi qui coupe leur principale source de revenus.

Les grands spécialistes du secteur cotés à Londres ont dès lundi matin averti sur leurs performances financières et leur capitalisation boursière a fondu de 3,5 milliards de livres (5,2 milliards d'euros) en quelques heures.

PartyGaming, propriétaire du premier site de poker en ligne PartyPoker.com, Sportingbet et 888 ont fait savoir qu'ils se retireraient probablement des Etats-Unis.

"Cet événement constitue un revers important pour notre société, nos actionnaires, nos joueurs et notre secteur", a déploré Mitch Garber, le directeur général de PartyGaming.

La Chambre des représentants et le Sénat américains ont adopté samedi un projet de loi qui interdit aux banques et émetteurs de cartes de crédit d'effectuer des paiements à des sites de jeu en ligne. Le texte doit encore être approuvé par le président George W. Bush pour avoir force de loi.

"L'impact sera énorme pour les perspectives à long terme du jeu en ligne, et en particulier du poker", juge Julian Easthope, analyste chez UBS. "Cela va conduire à un déclin rapide de la fréquentation des sites de poker en ligne".

PartyGaming réalise 78% de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis et Sportingbet 62%.

BAISSE DE 60%

PartyGaming, qui compte 19 millions de clients, chutait de 58% en fin de matinée à la Bourse de Londres. Sportingbet, propriétaire des sites sportsbook.com et ParadisePoker.com, accusait la même baisse tandis que 888 perdait 35%. Egalement affecté, l'autrichien bwin.com lâchait 16% à la Bourse de Vienne.

Le secteur des jeux en ligne a connu son véritable essor en 2005 avec l'arrivée en fanfare de ses principaux représentants à la Bourse de Londres, devenue la capitale de cette industrie pas comme les autres.

Les opérateurs de sites tirent l'essentiel de leur chiffre d'affaires des Etats-Unis mais se gardent d'y installer leur siège en raison du caractère ambigu de la législation américaine sur le jeu.

Des dirigeants de Sportingbet et BETonSPORTS ont été récemment arrêtés dans le cadre de lois relevant des Etats et non de l'administration fédérale.

De leur côté, les grands groupes américains de casinos comme Harrah's Entertainment, le géant de Las Vegas, ont dû assister impuissants à l'essor des sites étrangers.

Dans son communiqué, PartyGaming explique que "si le président (Bush) promulgue la loi, la société devra suspendre toutes ses activités de jeu avec de l'argent réel aux Etats-Unis. Une telle suspension aurait un impact considérable sur les performances financières en 2006 et 2007".

Sportingbet a aussi averti sur ses résultats et ajouté que le vote de la loi l'amenait à renoncer à son projet de fusion avec World Gaming.

888 a également fait savoir que le vote de la loi aurait un impact sur ses résultats mais a souligné qu'il restait bénéficiaire et viable.

Les opérateurs de sites entraînent dans leur chute leurs prestataires de services.

Playtech, qui conçoit des logiciels pour le secteur, voit son cours fondre de moitié à la Bourse de Londres en fin de matinée tandis que Neteller, spécialiste des paiements en ligne, s'effondre de 60%.

Le front s'active contre cette loi avec la POKER PLAYER ALLIANCE : ici toutes les informations et devenir membre !

Une pétition circule ici.

 


 

 

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Publié dans 7. La loi et le Poker

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